Paysafecard Avis

Jusqu’à une période très récente, les transactions se faisaient exclusivement par l’intermédiaire d’établissements spécialisés, nommés banques.

Ces banques étaient en effet les seules habilitées à opérer les transferts d’argent.

Mais depuis quelques temps et l’avènement des technologies numériques, le protectorat bancaire explose littéralement.

Certes, les banques sont encore (et de loin) les principales actrices du marché.

Mais pour des sommes plus petites de nombreux autres acteurs prennent peu à peu le pli. Les cartes prépayées sont de ceux-là.

Quelque part, ils révolutionnent notre façon de penser et de consommer l’argent. Et Paysafecard est un acteur majeur de ce changement de paradigme bancaire.

 

Paysafecard, comment ça fonctionne ?

Le nom de Paysafecard indique parfaitement ce qu’il est, une entreprise permettant de payer avec une carte en toute sécurité.

Comme quoi, l’anglais, ce n’est pas si compliqué. Et pourtant Paysafecard est Allemand.

Sur le principe, il vous suffit de commander une somme d’argent, allant de 10 à 100 €, que vous paierez en ligne.

En contrepartie de cet achat, Paysafecard vous délivre un code PIN de 16 chiffres du montant de la valeur acquise.

Si vous commandez une carte de 100 €, vous pourrez donc payer avec ce code PIN sur internet pour une somme allant jusqu’à 100 €.

Et ce, sur tous les sites marchands partenaires de la marque Allemande.

Et pas d’inquiétude si vous ne pouvez pas tout dépenser en une seule utilisation. Le crédit restant est toujours utilisable, jusqu’au dernier centime.

Mais, dès la liquidation totale du crédit, le code PIN à 16 chiffres disparaît.

Ce moyen de lutte contre la fraude et le piratage est certainement l’un des meilleurs.

Ce n’est donc pas un hasard si Paysafecard est l’un des leaders mondiaux du paiement sécurisé sur la toile. Il faut dire que l’usage unique (ou presque) est un gage de sécurité, tant pour votre budget que dans le cadre de la lutte contre le piratage.

Paysafecard aurait pu s’arrêter là. Mais non. En plus du code PIN à 16 chiffres, Paysafecard produit une carte bleue.

Une simple opération en ligne, via smartphone ou ordinateur, permet de transférer la somme acquise sur le coupon vers la carte bleue, alors utilisable chez les marchands physiques.

La somme que vous avez achetée peut donc indépendamment s’utiliser via le code PIN ou via la carte bleue.

Le principe revient finalement à transformer du liquide papier en liquide numérique.

Comment recharger Paysafecard ?

Très concrètement, deux moyens sont disponibles ; soit vous vous rendez dans l’un des 500 000 points de vente physiques existants sur la planète, et vous transformez votre liquide en coupon, soit vous vous rendez sur internet.

Néanmoins, si vous souhaitez user de la carte bleue jointe, il vous faudra laisser vos coordonnées en ligne sur le site Paysafecard.

Logique, si l’on tient compte des nouvelles lois actives depuis le 1er janvier 2017.

Et il vous en coûtera 9,90 € de souscription annuelle.

De plus, Paysafecard joint un compte particulier ; My Paysafecard, dont le but principal est de regrouper tous vos coupons, tous vos codes PIN achetés.

Et la chose est très pratique, car en cas de paiement en ligne, que faire des derniers Euros ou des derniers centimes traînant encore sur le code PIN ? Le fait de pouvoir les centraliser sur un compte commun permet deux choses :

  • Soit payer en ligne avec le regroupement de ces différentes sommes ;
  • Soit migrer les fonds vers la carte bleue pour s’en servir plus classiquement.

Mais attention, il ne s’agit en aucun cas d’un compte bancaire, adossé à un RIB ou un IBAN, mais bien plus d’un portefeuille électronique qui centralise votre liquide numérique.

Autre innovation numérique, l’application dédiée (et gratuite), vous permet de recenser les lieux de ventes physiques où vous pourrez acquérir vos codes PIN.

Et le simple scan d’un QR code via votre smartphone peut vous permettre de régler en ligne directement.

On n’a pas encore trouvé plus simple et plus rapide.

L’activité de Paysafecard est résolument tournée vers la sécurisation et la rapidité des paiements sur internet.

Il y a donc peu de chance de voir un jour l’Allemand se doter d’un RIB et/ou d’un IBAN.

Le but de Paysafecard n’est pas de devenir une néobanque comme N26 ou Ferratum, ou de glisser vers des prérogatives bancaires, comme le font doucement Veritas Card ou encore PCS Mastercard.

Mais ce pionnier du paiement sécurisé en ligne attise les convoitises depuis longtemps. Normal.

Et c’est l’Anglais Skrill qui a remporté le lot en s’adjugeant Paysafecard en 2012.

De cette manière, le groupe permet le paiement sécurisé en ligne sous toutes ses formes, depuis le transfert par mail jusqu’à la carte bleue classique, sans oublier le code PIN à 16 chiffres.

Bien sûr, certains se demanderont encore à quoi peut bien servir une telle offre.

Mais il suffit de jeter un œil sur cette page pour se rendre compte de toutes les possibilités et tous les partenaires qui acceptent et privilégient ce moyen de paiement ; sites de jeux en ligne, sites de paris sportifs et poker, achats de musiques, de films, de voyages, VoIP, et de nombreux autres services.

Et ce, dans le monde entier.

Les tarifs

Si l’on résume l’affaire, on décompte donc trois services différents ;

  • Les PIN codes à 16 chiffres ;
  • La carte bleue à 9,90 € par an ;
  • Le compte My Paysafecard permettant la centralisation de l’argent numérique des codes PIN.

Mais le principal des frais se trouve concentré sur les coupons à code PIN et sur la carte bleue associée.

Des frais dits de maintenance sont décomptés dès la seconde année d’utilisation du service. Et ils sont assez élevés ; trois Euros par mois prélevés directement sur le solde Paysafecard.

De même, l’utilisation de la carte bleue est facturée à 2 € tous les mois dès le treizième mois.

Comptez également une commission de 2 % pour chaque paiement en devises étrangères, et donc pour chaque conversion de monnaie.

Et cela est valable autant sur les paiements effectués via carte bleue que via code PIN.

En somme, le service est entièrement gratuit les douze premiers mois (à part le paiement de la carte bleue à 9,90 €).

C’est dans l’utilisation que les tarifs peuvent se révéler être élevés. Et particulièrement au moment de retire du liquide au DAB. Mais réfléchissons un peu au pourquoi de ces pénalités lors du retrait :

  • D’abord, il faut bien considérer que les propriétaires de DAB ne sont pas forcément les banques, et que l’utilisation du service entraîne une facturation, quelle que soit la carte et d’où qu’elle provienne.
  • Certaines banques ne refacturent pas à leurs clients l’utilisation de ce service. C’est le cas de toutes les banques en ligne par exemple. Mais beaucoup d’autres le font, par simple souci de rentabilité du service.
  • Ensuite, il faut bien avouer qu’il n’y aurait pas grande logique à acheter un coupon avec du liquide dans un point de vente physique, pour ensuite faire migrer ce coupon sur la carte bleue, pour enfin aller le retirer en liquide. Cependant, on peut aussi comprendre qu’en cas de cadeau à un tiers, la perte puisse être gênante.
  • Enfin, comprenez bien que cet exercice visant à numériser l’argent au maximum n’est pas anodin. Si tant de nouvelles entités existent, c’est qu’il y a une raison. Si les grands groupes bancaires se laissent ainsi prendre de la clientèle et de la part de marché, c’est qu’elles ont aussi leurs raisons. Le but final est d’en finir définitivement avec l’argent papier, pour un contrôle plus simple des flux monétaires en numériques par les banques. La dématérialisation de l’argent n’en est qu’à ses débuts. Jetez un œil en Suède pour vous faire une idée sur la question.

Comme c’est le cas pour toutes les cartes prépayées, la facture au retrait est donc salée ici aussi ; 3 % du montant retiré avec un minimum de 3,50 €.

Ça pique un peu. Pour les férus du service, sachez que Paysafecard a mis en place un programme de fidélité, basé sur des points venant créditer chaque achat.

Quatre niveaux de fidélité existent, permettant l’accès à certaines opérations commerciales.

Conclusion.

Dans le principe de la sécurisation des paiements en ligne, Paysafecard se pose là.

Il n’y a rien à dire. De plus, l’alliance effective entre Skrill et Paysafecard garanti encore plus de sécurité quant à la fiabilité de l’entreprise et la sécurisation des fonds.

A eux deux, Paysafecard et Skrill sont présents partout dans le monde et offrent une panoplie de services efficaces à tous les niveaux. Il n’y a rien à redire sur ce point.

Toutefois, passé 12 mois d’utilisation, la facture devient conséquente, et la question de passer directement sur un deuxième compte bancaire ouvert dans une banque en ligne voire une néobanque se pose.

Ferratum Bank et N26 apparaissent comme deux entités bancaires mobiles qui ont tout compris à la problématique du coût pour les utilisateurs.

Chez Paysafecard, entre la carte bleue et les frais de gestion, pou un service complet, vous pouvez atteindre facilement les 60 € par an de frais de gestion…

Autant rester dans sa banque de dépôt et commander une carte Visa Classic, ce sera encore moins cher.

C’est d’ailleurs sans doute pour cette raison que Paysafecard a lancé son programme de fidélité, pour que les clients les plus fidèles puissent bénéficier d’autres avantages.