Monabanq est désormais accessible aux sourds & malentendants

 

“La banque à qui parler” n’est peut-être pas celle que l’on croit ! Après 11 ans d’existence (et autant d’années d’innovation), Monabanq bouscule à nouveau les codes du marché de la banque en ligne. Après avoir sorti la carte bancaire qui épargne, la remise de chèque électronique ou le compte tout compris, la néobanque s’attaque au problème de l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap.

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Agences physiques : l’accessibilité progresse

C’est indéniable : depuis le passage en 2015 d’une loi supplémentaire sur l’accessibilité des lieux publics, l’ensemble des agences bancaires ont fait de leur mieux pour se mettre aux normes. Si l’on constate certains retards par endroits, les efforts consentis ont été réels. D’autant plus que les investissements sont lourds : ce n’est pas que le hall d’accueil que doit être mis aux normes, mais aussi le parking, l’accès aux bureaux des conseillers, et les distributeurs de billets.

Si cette loi a bien fonctionné, c’est parce que le dispositif est contraignant : il est assorti d’une série de sanctions afin de dissuader les individus peu scrupuleux qui voudraient s’y soustraire. Malheureusement, on ne peut pas en dire autant du monde numérique.

Banques en ligne : la difficile mise aux normes

Si les agences physiques doivent se soumettre à un éventail de lois contraignantes, les banques en ligne bénéficient encore d’un flou juridique phénoménal concernant l’accessibilité des sites Internet aux personnes handicapées. Le fait de pouvoir accéder à sa banque sans bouger de chez soi est déjà un avantage incontestable pour nos concitoyens qui subissent un handicap moteur. Mais les plateformes ne sont pas toujours utilisables dans de bonnes conditions pour cette clientèle particulière. Les normes d’accessibilité internationales, telles que définies par le World Wide Web Consortium (W3C), sont davantage un socle de recommandations qu’un cadre légal strict. Elles n’ont aucune portée contraignante, et restent trop souvent au stade de simple recommandations, ignorées sans vergogne.

Des outils spécifiques ont été développés pour améliorer la navigation des internautes en situation de handicap : traducteurs vocaux, claviers tactiles ou arrangés, loupes, outils d’interaction, … les idées ne manquent pas, mais elles sont rarement intégrées nativement aux sites Internet. En effet, il faut se rendre à l’évidence : ce n’est pas rentable pour une entreprise d’implanter ce genre d’outils. Développer un site web parallèle au site principal, avec une accessibilité renforcée, est aussi une opération coûteuse qui présente un faible retour sur investissement. Les innovations se font donc attendre chez les principaux acteurs du marché : BforBank, Hello Bank!, ING Direct, …

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Monabanq assume son rôle de pionnière

Toujours à la proue des idées innovantes, Monabanq inaugure un service de dialogue par chat ou webcam, destiné aux personnes sourdes ou malentendantes. Ce service repose sur un partenariat avec DEAFI, un centre de relation client spécialisé dans la langue des signes. Si la question concerne une question hors conseil bancaire, le téléconseiller DEAFI dispose de toutes les informations nécessaires pour répondre directement au client. Le cas échéant, le téléconseiller DEAFI prend contact avec un conseiller Monabanq, et fait office d’interprète dans une conversation tri-partite.

Cette démarche s’inscrit pleinement dans la politique de Monabanq, qui souhaite être accessible pour absolument tout le monde. Elle est en adéquation avec les offres peu coûteuses de la néobanque, accessibles sans conditions de revenus.