Les Français sont de moins en moins fidèles à leur banque

C’est une véritable chance pour la FinTech française : une récente enquête menée par l’IFOP a révélé que les Français sont de moins en moins fidèles envers leur banque habituelle. Les mastodontes à qui l’on a l’habitude de confier notre argent se montrent de moins en moins attrayants, et s’effacent au profit de plus petites structures, plus agiles et flexibles. 25% des Français se disent prêts à sauter sur l’occasion, et changer de banque afin de profiter pleinement des avantages des nouveaux services financiers, 100% digitalisés. Ce sondage IFOP réalisé pour la FinTech Anytime confirme les résultats d’une autre enquête, publiée un peu plus tôt par le cabinet de conseil Deloitte. Alors, les Français ont-ils un problème avec la fidélité ?

La multiplicité des comptes ruine la fidélité bancaire

On estime qu’environ 1 français sur 3 possède des comptes bancaires dans plusieurs établissements. Dans le même temps, 60% des sondés de l’étude réalisée par l’IFOP préfère avoir recours aux services en ligne de leurs banques, plus simples et rapides, que de continuer à utiliser les moyens physiques traditionnels (courrier, déplacement en agence, …). Dans ce contexte, on voit bien à quel point les FinTechs ont le champ libre pour se développer pleinement : leur relation client, souvent plus soignée que celle des grands groupes, permet de restaurer une forme de confiance et de fidélité. Et surtout, leurs offres commerciales sont plus à même de conquérir un public qui a envie d’utiliser pleinement les avancées technologiques que le XXIe siècle met à sa disposition.

fidélité banques en ligne - illustration

Les comptes joints, victimes de la conjoncture sociale

Les Français se marient plus tard, pour moins longtemps. Cette observation sociologique, vérifiée notamment depuis mai 1968, a un impact colossal sur certaines données financières. Ainsi, seuls 28% des Français de moins de 35 ans possèdent un compte qu’ils partagent avec leur conjoint. Or, ce chiffre s’établir à 50% si l’on prend en compte toutes les classes d’âge. Face à ce changement de paradigme, beaucoup de Français s’adaptent et optent plutôt pour des comptes en ligne, qui sont beaucoup plus faciles à ouvrir ou clore, et dont la gestion est moins fastidieuse. Grâce à l’extrême flexibilité des services en ligne de nouvelle génération, la gestion de l’argent au quotidien est de plus en plus simple, et il est moins nécessaire d’avoir un pot commun au sein d’un ménage.

La transformation digitale va donc fortement rebattre les cartes sur le marché bancaire. Certaines banques de plus petite taille telles que Monabanq, Fortuneo ou Hello Bank! pourraient bien tirer leur épingle du jeu face à l’hégémonie des banques traditionnelles, ces fameuses « too big to fail » qui régnaient jusqu’ici sans partages sur le marché.