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Le monde bancaire poursuit sa mutation numérique. L’argent dématérialisé prend de plus en plus le pas sur l’argent papier, et les services numériques se multiplient. Les interfaces proposées sont pus simples, plus efficaces aussi, et surtout moins coûteuses, pour les banques comme pour les clients. Et dans ce bouillon de culture, dans cette fusion créative des services bancaires, de nouveaux services apparaissent, avec un point commun ; l’autonomie. Des banques en lignes aux néobanques, en passant par les cartes prépayées, les solutions sont de plus en plus précises et adaptées à notre environnement monétaire.

Que propose Veritas Card ?

Ainsi, le monde des cartes prépayées progresse à tout va. Les cartes bleues ne se contentent plus de leur simples fonctions. Elles sont pilotables sans banquier, reliées à une application pour smartphone, et, parfois, comme c’est le cas avec Veritas Card, se joignent à un RIB ou IBAN individuel. En somme, avec ces virements désormais possibles, Veritas Card devient un véritable compte en banque sans banque, mais avec une carte bleue. Pour 29,90 € par an, vous obtenez donc une carte bleue avec laquelle vous pouvez payer et retirer partout, comme n’importe quelle carte. Mais la différence, c’est que cette carte n’est pas reliée à votre compte bancaire courant. Elle vous garantit donc l’indépendance, vous permet de partir en voyage sereinement, sans risque de voir votre compte vidé en cas de vol de carte bleue, et sans possibilité de découvert. En somme, votre Veritas Card, c’est votre liquide numérique.

Pour autant, cela ne signifie pas que l’utilisation de la carte est gratuite. Vous trouverez d’ailleurs sur cette page du site Veritas Card, tous les tarifs, expliqués et détaillés. Et parfois, c’est cher. Très cher même. Mai commençons par décrypter le fonctionnement de cette carte prépayée avec RIB.

Dans le principe, une carte prépayée ressemble à une autre. Vous rechargez votre carte par le moyen que vous choisissez, et vous pouvez utiliser les sommes stockées dès que vous le voulez et où vous le voulez. Un plus pour la gestion de l’argent, surtout lorsque l’on a des enfants. Quoi de mieux pour sécuriser l’argent de poche de nos ados et leur apprendre la gestion qu’une carte bleue sans découvert possible ? Autre avantage, si vous perdez ou vous faites voler cette carte, vous ne perdrez que ce qu’il y a dessus, et pas toutes les informations et tous les fonds relatifs à votre compte bancaire classique. Deux gestions séparées pour plus de sécurité.

 

Les avantages de Veritas Card.

Voilà pour la base d’une carte prépayée. Et Veritas Card honore ce fonctionnement. Mais elle fait encore plus. Tout doucement, avec son appli mobile et son IBAN joint, Veritas migre vers la néobanque, à l’instar de Lydia ou du Compte Nickel. La différence est énorme. Non seulement vous pouvez recharger par les moyens classiques, mais de surcroît, vous pouvez recharger par virement bancaire. Rien ne vous interdit de recevoir vos notes de frais, vos prestations sociales voire votre salaire sur la carte Veritas. Enregistrez votre carte bleue sur Paypal, et transférez vos gains de vente ou de jeux directement, sans être obligé d’en passer par votre compte classique. Un must, en terme de discrétion vis-à-vis e son banquier. En somme Veritas Card devient ni plus ni moins qu’un compte courant, muni d’une carte bleue et des services de base, comme les virements et prélèvements, par exemple.

Si vous souhaitez recharger votre carte bleue, vous avez donc trois possibilités :

  • Vous effectuez un virement, de n’importe quel compte, puisque vous disposez d’un IBAN ;
  • Vous pouvez aussi déposer de l’espèce, comme cela existe avec d’autres cartes à recharge via liquide. Sauf qu’ici, Veritas Card a innové. Inutile de vous rendre au bureau de tabac, n’importe quel guichet bancaire fera l’affaire. Vous laissez votre liquide au guichet de la banque, et communiquez à l’opérateur votre numéro de carte. Et il n’a plus qu’à créditer votre carte du montant déposé… Plus ses frais. Attention. Certaines banques peuvent refuser de réaliser l’opération, ou, au pire, vraiment charger les frais, indépendants des frais de Veritas Card ;
  • Vous achetez des coupons, type Ukash, Néocode ou Néosurf dans les bureaux de tabac, et vous intégrez le code du coupon. Votre carte est créditée et prête à l’emploi.

Pour finir sur les avantages de Veritas Card, notez que vous avez aussi la possibilité de transférer de l’argent instantanément. Mais uniquement à un autre possesseur de Veritas Card. Un peu le principe MoneyBeam développé par le hub FinTech piloté par N26.  Sauf que chez N26, on se moque un peu de connaître la banque du récipiendaire. Ici, il faut obligatoirement que votre interlocuteur, à qui vous souhaitez verser les fonds, soit en possession d’une Veritas Card. L’option est donc limitée, mais en famille, cela peut être intéressant, dans la maîtrise du budget.

 

Les frais bancaires à l’utilisation.

Après avoir vu quels sont les avantages de la Veritas Card, évoquons dorénavant les frais inhérents à l’utilisation de la carte. Bien que vous deviez régler votre carte bleue à hauteur de 29,90 € par an, cette dernière est mentionnée comme étant gratuite. Dans les faits, ce n’est pas la carte que vous payez, mais une forme d’abonnement annuel du à son fonctionnement. En contrepartie, vous ne devrez aucun frais d’ouverture ou de clôture de compte, pas plus que de frais de tenue de compte. De même, la non activité n’est pas facturée non plus, contrairement à beaucoup de prestataires, et notamment les banques en ligne.

Mais dans l’utilisation au quotidien, certains services restent payants, malgré l’abonnement annuel. C’est le cas des retraits aux distributeurs ; 2,50 € le retrait. C’est effectivement un peu cher payé. Néanmoins, on peut légitimement se poser la question de l’intérêt de retirer de l’argent en liquide si jamais on l’avait rechargée avec des espèces… quant aux paiements, ils sont gratuits. Pas de mauvaise surprise à ce niveau là. Et les frais de change restent très limités, à 1,99 % des sommes payées et/ou retirées. On parle là des paiements et retraits en devises étrangères, bien entendu.

Le gros problème, ce sont les frais pris sur les recharges de la carte, et donc du compte lié. Un virement est taxé à hauteur de 2,49 % du montant (sic !), et même les transferts du compte vers la carte sont facturés, au même niveau d’ailleurs. Dommage. Avec une carte bleue entièrement gratuite, on aurait pu comprendre ce fait. Mais l’abonnement annuel est déjà de près de 30 €, les recharges par virement aussi lourdement chargées de frais, c’est difficile à comprendre et à admettre.

 

Conclusion.

veritas card

Pas mal. C’est exactement ce que l’on pense ici. Veritas Card, c’est pas mal. Le principe de la carte prépayée reste un excellent principe de porte monnaie numérique, d’argent de poche plus sécurisé, de compte à part pour le notes de frais des commerciaux. Bref, il y a vraiment plein d’applications intéressantes à ce genre de cartes bleues. De plus, avec l’intégration de l’IBAN, les recharges par virement permanent sont désormais possibles. Et c’est un vrai plus. Demandez aux clients du Compte Nickel.

Malgré tout, il manque encore beaucoup de choses, et notamment une application mobile ou la possibilité de piloter soi-même sa carte bleue, d’en gérer les plafonds de paiement et de retrait, de pouvoir la désactiver immédiatement en cas de vol. En bref, il manque les prestations que l’on peut trouver chez Lydia ou chez N26. Et puis, pour ne rien vous cacher, quand on scrute un produit, comme cela, à la loupe, on regarde beaucoup ce qu’en pensent les utilisateurs. Et on prend le pouls, de manière générale. Veritas Card permet de choisir sa devise, entre l’Euro, la Livre Sterling, le Rand Sud-Africain ou le Dollar Américain. Et sur les critiques que l’on peut lire, on note que les Anglo-Saxons sont souvent très heureux de leur Veritas Card, alors que les Français sont plus grincheux, voire cassants. Alors il existe plusieurs possibilités :

  • Soit les Anglo-Saxons se satisfont de peu et sont moins exigeants que les Français ;
  • Soit le service est de meilleure facture et plus abouti chez eux que chez nous ;
  • Soit les Français aiment râler, parce que ça leur fait du bien…

On vous laisse juges…