PCS Mastercard Avis

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En France, pas moins de d’une quarantaine de cartes prépayées sont en circulation. Quarante possibilités de posséder une carte bleue sans compte courant. Mais parmi ces cartes prépayées, les différences peuvent parfois êtres énormes. D’une simple carte bleue au compte avec RIB associé, il y a parfois un fossé. Sans compter les frais d’achats de la carte ou les frais de retraits, pouvant aller du simple au triple d’un opérateur à l’autre. Voilà pourquoi nous avons décidé de nous intéresser à ces nouveaux moyens de paiements sur internet. Aujourd’hui, faisons le point sur l’offre PCS Mastercard.

 

Comment fonctionne PCS Mastercard ?

PCS Mastercard (pour Prepaid Cash Service), est une carte bleue rechargeable qui se décline en trois niveaux :

  • La carte Mastercard Chrome, plafonnée à 6 500 € et coûtant 9,90 € par an. La carte idéale pour les voyageurs ou pour des achats occasionnels sur la toile.
  • La carte Mastercard Black, utilisable au quotidien car d’un plafond plus élevé. Elle coûte 14,90 € par an, et donne accès au PCS Club.
  • La carte Mastercard Infinity, pouvant cumuler jusqu’à 15 000 € de solde. Elle est valable sur une durée de trois ans et est facturée à 19,90 € l’année.

PCS Mastercard offre donc à ses clients trois voies différentes pour se servir d’une carte bleue prépayée. Mais dans le fond, seules deux façons d’utiliser sa carte rechargeable sont disponibles, surtout depuis la mise en place des nouvelles lois, entrées en application au 1er janvier 2017. En effet, ces cartes sont dorénavant soumises à des plafonds, déblocables en fonction des justificatifs d’identité que vous fournissez. Si vous souhaitez conserver un fonctionnement anonyme, pas de souci. Vous achetez votre carte chez un buraliste, puis vous l’activez par sms et dépensez la somme que vous avez acquise par le biais d’un coupon.

Seulement, vous serez limités à un plafond déterminé de 250 € par mois, et 0 € en retrait. Autrement dit, si vous souhaitez utiliser la carte PCS Mastercard jusqu’aux plafonds indiqués ci-dessus, il vous faudra devenir client Premium. Et cela consiste en l’envoi de vos documents, comme un justificatif d’identité, ou encore un justificatif de domicile, à la manière de ce que demandent les banques en règle générale. Mais le plus PCS Mastercard, c’est le RIB, joint à la carte et permettant de domicilier ses prestations sociales, ses notes de frais, ou même son salaire.

 

Comment recharger la carte PCS Mastercard ?

Pour recharger, différents moyens existent. Le plus simple et le plus direct, c’est la recharge par le biais de coupons, que l’on peut acheter en bureau de tabac. Mais en tant que client Premium, vous avez accès aux recharges par virements bancaires, mais également via une autre carte bleue ou un partage d’argent de particulier à particulier. Pour le principe, c’est assez simple, voire basique.

Mais parlons tarifs. L’intérêt premier de ce genre de cartes était justement l’anonymat. Le fait de pouvoir acheter sa carte bleue en bureau de tabac sans avoir à fournir le moindre justificatif était assez attrayant. Mais en l’état actuel de la loi, l’anonymat bancaire en prend un coup. Et se limiter à la dépense dans certaines enseignes seulement avec un plafond de 250 €, ce n’est pas franchement ce qu’on appelle être libre de disposer de ses fonds. Pour vraiment utiliser PCS Mastercard, il faut donc être enregistré.

Le simple fait de laisser vos coordonnées vous permettra de recharger plusieurs fois 250 €, par période de 30 jours, et vous aurez alors droit de retirer jusqu’à 100 € tous les mois. Mais la vraie libération, elle interviendra quand vous aurez adressé à PCS Mastercard tous vos justificatifs. Là, vous serez Premium, et les plafonds s’ouvriront pour vous. Un accès jusqu’à 15 000 € par an et des recharges de 750 € par jour. Vous serez plus libre d’utiliser votre argent, mais vous ne serez plus anonyme. On ne peut pas tout avoir paraît-il.

 

Les tarifs de PCS Mastercard.

Et c’est là que la belle machine s’enraye. En effet, pou la simple carte Chrome, l’entrée de gamme, la recharge en coupon acheté dans un bureau de tabac coûte 7% du montant acheté ! Et même une recharge par carte bancaire est facturée à 4 % du montant transféré. Et puisqu’on y est, continuons. Un virement SEPA sortant est facturé à 0,90 €. Et le montant des frais monte même à 2 % du montant pour un virement entrant ! C’est à n’y rien comprendre. En effet, si le but premier de ces cartes est de conserver l’anonymat, la loi l’empêche en grande partie désormais. Le seul but de ces cartes est donc de contrôler son budget ou de faire une double comptabilité en minimisant les frais au maximum.

Un conseil. Si c’est vraiment ce que vous voulez faire, passez directement sur une néobanque. Allez voir N26, Ferratum, Lydia, ou alors, dans le même registre que PCS Mastercard, joignez le Compte Nickel, Virtualis ou même Skrill si le RIB ne vous est pas forcément utile. Parce qu’ici, les frais sont bien trop élevés par rapport à la concurrence. Et ce n’est pas fini d’ailleurs, puisque l’activation de la recharge par sms coûte, en plus, 20 centimes à chaque fois. Un retrait en liquide vous coûtera 1 € à chaque fois en France, et 3 € en devise (0 € chez Ferratum, en France, en Zone Euro et hors Zone Euro). Pire, des frais de gestion de 2 € sont facturés et même l’appel au service client est facturé ! Pour un tel montant de frais, il faudrait vraiment que les services offerts soient supérieurs à ceux délivrés par la concurrence. Mais ce n’est pas le cas.

 

Et le service Premium alors ?

Le service Premium n’est rien d’autre que la mise en conformité de la loi applicable depuis le 1er janvier 2017 et concernant les cartes prépayées. PCS Mastercard a donc revu sa gamme de services et l’a déclinée de façon différente, de manière à répondre en accord avec le législateur Français. Le but affiché de cette loi est la lutte contre le financement du terrorisme et contre le blanchiment d’argent. Il est toujours assez amusant de constater que ce que nos politiques s’accordent entre eux n’est pas permis pour le reste de la population. En somme, l’évasion fiscale est permise pour les gros poissons, mais pas pour les tous petits nageant dans un aquarium restreint. Pour en revenir au compte Premium, il n’apporte donc rien de plus que ce que la loi prévoit. Le service est toutefois gratuit (comme quoi, tout arrive, même chez PCS Mastercard), mais il est géré bien différemment chez la concurrence.

En plus de ces services, PCS Mastercard fournit d’autres prestations, comme son application mobile et la possibilité de personnaliser sa carte bleue. Mais au final, avec des frais aussi élevés, autant rester dans sa banque, ou aller souscrire chez un des multiples concurrents direct ou en banque en ligne. Pour revenir sur l’appli, elle est certes très pratique, mais ne permet pas autant de chose que l’on aurait souhaité, notamment au niveau du pilotage de la carte bleue. Quant à la personnalisation, on se trouve là dans un souci esthétique très loin des considérations bancaires. Et, si tout ce qui vous importe à la souscription c’est de posséder une belle carte bleue qui vous ressemble, alors courez chez PCS Mastercard.

 

Conclusion.

Si le principe développé par PCS Mastercard est intéressant, les frais sont bien trop onéreux. Une carte bleue avec un RIB ou un IBAN, presque tout le monde fait ça maintenant. Et PCS Mastercard est très en retard sur des applications technologiques ou sur le montant des frais. A la décharge de la société, elle est Française et basée en région Parisienne. Il se peut que le modèle économique de la firme Française soit légèrement plombé par les charges qui pèsent sur les petites entreprises et qui interdisent une baisse de coût clientèle. Il est certain que des concurrents installés à Malte, Chypre ou dans les îles Anglaises aura bien plus de facilités à décliner une offre moins onéreuse pour ses clients.

Toutefois, on se pose vraiment la question de l’intérêt de faire perdurer un tel service. Il n’est plus concurrentiel sur le marché, à moins d’une nouveauté incroyable qui le remettrait à nouveau en première ligne. PCS Mastercard avait un réel intérêt avant l’instauration de la loi sur les cartes prépayées, du fait de l’anonymat qu’elle permettait de préserver. Mais ce n’est plus le cas. Il semble qu’il ne reste que deux issues ; développer de nouveaux produits, du style cagnottes ou épargne en ligne, ou s’arrêter, purement et simplement. D’autant que les avis laissés par les usagers sur les forums sont très durs avec PCS. Entre les incompréhensions sur les montants rechargés, les tarifs prohibitifs pour ce genre de service et un service client souvent aux abonnés absents, ça ne respire pas la bonne santé. Bien sûr, ceci n’est qu’un avis parmi tant d’autres et il ne peut être représentatif de tous les avis émis. Mais il semble bien qu’il y ait là quelques points cruciaux à améliorer.